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Quels ingrédients pour que ça marche ?

Ici vous trouverez des ingrédients de base pour organiser une Opération Libre et qu'elle soit un succès.

Réunir les conditions matérielles / financières

Il n'y a pas nécessairement besoin d'argent pour organiser une opération libre, tout dépend des ressources humaines et du matériel mobilisable gratuitement.

Ci-dessous une liste non-exhaustive du matériel nécessaire au bon déroulement de l'opération. Elle a pour objectif de vous aider à ne rien oublier et est à adapter à votre contexte local. N'hésitez pas à y ajouter vos idées !

Les indispensables (à catégoriser si vous avez un moment):

  • Un lieu pour se réunir : grand, convivial, ouvert H24
  • Des GPS
  • Des hébergements
  • Du Vin !
  • Des panneaux signalétiques
  • Des banderoles : pour identifier le lieu principal et inviter les habitants à y venir
  • Du matériel de bureau : stylos, fueilles, paper board, murs disponibles, marqueurs, pate à fixe, scotch,…
  • Des moyens de locomotion (vélos, vélos, voitures)
  • Des repas biens gérés (service efficace, de préférence sur le lieu principal
  • Des canapés (le geek travail mieux avachi)
  • Des imprimantes
  • Des multiprises et rallonges électriques nombreuses et dans tout le lieu
  • Des tables et chaises : disposées en ilots identifiés par groupe (cartographie, histoire,…)
  • Internet : un bon débit est primordial
  • Des scanners
  • Des appareils photos
  • Des T-Shirts
  • Un vidéo-projecteur et un espace pour projeter
  • Une piratebox

Trouver une ville qui y croit

Avoir un soutien actif de la ville, à travers le conseil municipal et des habitant est indispensable ! Il faut donc trouver un endroit où il y a un intérêt, avant même d'utiliser les arguments par convaincre, on organise pas une opération libre au forcing. En effet, pour que l'opération se déroule bien, il faut une certaine souplesse et peu ou pas de réticence du conseil municipal, des gens prêts à se montrer réactifs et conciliants lorsqu'un problème se pose. Prêt également à accueillir avec bienveillance les proposition des contributeurs et des habitants pour que tout le monde s'y retrouver et ne pas détruire la participation dans l'oeuf.

Il faut même parfois savoir prendre un peu de recul vis à vis du réglementaire et faire confiance quand on accueille une Opération Libre . . . le libriste à un coté punk plutôt développé.

Encore une fois, l'implication humaine d'habitants (élus compris) est PRI-MOR-DIALE !

Laisser le temps

Pour que les habitants comprennent, se fassent à l'idée, se construisent un imaginaire, trouvent un intérêt et finalement s'impliquent, il faut laisser le temps au temps. On ne peut pas arriver sur une commune et penser y organiser un deux mois. Cela demande réflexion, de nombreux échanges et une bonne dose de patience.

Pour tisser des relations de confiance réciproques, pas de recette miracle !

Co-organiser l'opération

On organise pas une opération libre, elle se co-organise. Quand on souhaite construire à plusieurs, mieux vaut s'y prendre au moins six mois à l'avance. Ce que l'on vise, c'est mobiliser élus, acteurs du libre (locaux et nationnaux), institutions locales, habitants, bibliothèques et autres communautés geeks.

Un tableau avec d'autres informations (étapes, délais, etc…) est disponible en dernière page du Guide d'ouverture d'une petite commune.

[Étape 1]Rencontrer la commune

Il faut commencer par expliquer à la commune ce que l'on souhaite faire et cela prend un temps incompressible et variable : rencontrer le maire, présenter le projet au conseil municipal, attendre la délibération du conseil municipal.

[Etape 2] Mobiliser les habitants

Aller à la rencontre des habitants,et faire connaître le projet (médias, flyers, bulletins municipaux, affichages,…) pour apprendre à les connaître. Aller à la rencontre des associations locales et obtenir une bonne vision de ce qui se passe culturellement dans la commune (activités,…)

[Étape 2bis] Mobiliser les communautés du libre

En parallèle des rencontres avec la commune et les habitants, commencer à prendre contact avec les communautés du libres. Ils seront plutôt autonome sur la gestion de leurs ateliers, il s'agit surtout de sonder leur intérêt et de s'assurer que certains s'engagent à participer. Il est intéressant de mobiliser un maximum de contributeurs locaux, que les habitants/communes auront moins de mal à recontacter par la suite.

Cette partie ne doit pas poser problème sur le principe, le militant du libre a cela d'étonnant qu'il ne se lasse jamais et qu'il viendra facilement, même si c'est simplement pour faire des rencontres.

Il peut être intéressant de leur préciser dés le début que l'objectif n'est pas d'obtenir un résultat parfait ou impressionnant, mais plutôt que le résultat ai réellement été fait AVEC les habitants et que ça ai été une occasion de leur transmettre des compétences. Quelques exceptions tout de même car il reste intéressant de mobiliser des savoirs faire que les gens ne pourront peut-être pas s'approprier mais auxquels ils auront contribué comme un plan de la ville en 3D ou des graphiques sur la démocratie locale (saisie de données de la collectivité, contribution openstreetmap, …) ne serait-ce que pour montrer l'intérêt de l'OpenData.

Deux type de communautés sont à mobiliser :

  • Locales : vous pouvez passer par les différents projets (Wikipedia, OpenStreetMap,…) pour repérer les contributeurs près de chez vous et les contacter.
  • Hors département : on peu penser qu'ils seront de moins en moins disponibles au fur et à mesure que les opérations libres vont se multiplier.

A titre informatif, une liste des acteurs mobilisés sur les différentes opérations libres jusque là : OpenWines, Wikimedia, OpenStreetMap, RegardsCitoyens, Linux, FDN et affiliés, Liber-TIC, . . . A compléter !

[Etape 4] Relier le contexte local, l'intérêt des habitants et les envies des communautés du libre

Il s'agit de faire le lien entre l'intérêt de la municipalité, des habitants et des communautés du libre pour que chacun y trouve son compte, mais avant tout pour que les habitants viennent. L'idée est de repérer un intérêt d'habitant (randonnée par exemple) et de voir quel communauté peut s'y relier (cartographie du chemin de randonnée avec OpenStreetMap, prise de photo avec WikiMediaCommons, documentation d'un point d'intérêt historique avec wikipedia, StreetView avec Mapilary…).

Cette étape doit permettre d'identifier les opportunités de contribution des habitants et la participation de la commune, et d'accompagner les communautés du libre pour qu'elles y trouvent des sources d’inspiration.

Les animation doivent être adaptées à un contexte !

Communiquer avec pédagogie pour susciter la participation

Baser sa communication sur l'échange direct et sur les relais locaux

S'appuyer sur des relais locaux, leur expliquer et les mettre en capacité d'en parler auprès de leurs communautés (membres actifs d’associations, instituteurs, commerçants bibliothécaires . . . tous ceux qui sont en contact avec les habitants, les élus et les services).

La communication mail et le tractage n'a de sens que si le terrain est préparé et que les destinataires en ont déjà entendus parler. Il faut qu'ils puissent échanger dans leur réseau avec quelqu'un qui saura leur en dire plus et lui expliquer concrètement.

Avec un peu de chance, des talents locaux se révéleront (férus d'histoire, personnes ayant des expériences utiles,…).

Transformer les intérêts particuliers en actes de contribution potentiels

Enfermer son militantisme, aller voir les gens ensuite, et ne l'autoriser à ressortir que le jour des ateliers.

Il faut mettre en avant le coté plaisir, insister sur ce en quoi consistera concrêtement la contribution. Une cartopartie devient une ballade, la rédaction d'un article wikipedia un temps de discussion, des relevés topographiques un jeu de piste (pour les enfants) ou une partie du programme d'une classe de primaire ou de collège (point de vue de l'enseignant).

On s'appuie sur ce que les habitants ont l'habitude et l'envie de faire, et on leur montre à travers cela les contributions possibles.

Il faut proposer des actes concrets plutôt que de rentrer dans les grands enjeux démocratiques et émancipateurs de la libération des information. Cela ne veut pas dire qu'on en parle jamais avant l'événement, au contraire, mais ce n'est pas la porte d'entrée première à utiliser.

Être assommé de complexité ne motive pas à venir mais une fois sur place, il sera toujours possible de les prendre en otage de la manière qui vous semblera appropriée !

En cas de réticence sur le concept de libération des informations, n'hésitez pas à vous appuyer sur l'argumentaire

Annoncer des activités plutôt que des thématiques

Éviter d'annoncer des thématiques (citoyenneté, cartographie), mais du plutôt des exemples d'activités proposées (ballades, vélo, jeu, échanges autour d'un sujet,…).

Préparer des ressources mobilisables

  Collecter un maximum d'informations utilisables en amont (en s'appuyant sur les acteurs locaux)
  Utiliser et valoriser pendant l'opération des ressources collectées auprès des acteurs locaux (relation personnelle au sujet de contribution)
  Mettre à disposition les ressources non valorisées en suite pour assurer la continuité des contributions

participation de détenteurs d'informations (sélection des sources fiables, informations de contexte)

Une animation adaptée

Quelques éléments d'animation peuvent faciliter le bon déroulement de l'opération :

  • Un référent par atelier
  • Des temps conviviaux : repas, concerts, espaces canapés, …
  • Des agoras : des temps collectifs à chaque moment clés
  • Des personnes dédiées à l'accueil des habitants : pour les accompagner vers les geeks qui font un peu peur derrière leurs écrans
  • Une personne référente de l'opération, avec une vision globale !
  • Projeter des infos importantes, des réalisations, etc. il faut prévoir un mur pour projeter en permanence.

Ci-dessous, une proposition de format sur un week-end

Matinée 1 - Temps collectif Démarrage par un temps collectif :

  • Brise-glace : pour créer des liens entre les groupes (par exemple la visualisation de données avec les pieds sur MultiBàO)
  • Qu'est-ce qu'une Opération Libre ? Pour que tout le monde sache où il a mis les pieds
  • Annonce du déroulement de la journée
  • Chaque représentant de groupe présente rapidement ce qu'il va proposer comme atelier ou faire
  • Rappel des informations pratiques : hébergement, déjeuner, toilettes,…
  • Annonces libres : laisser la possibilité à chacun de faire passer un message ou une annonce

Après-midi 1 - Temps collectif

  • Retour par chaque référent
  • Ce qui va etre fait l'après
  • Annonces libres : laisser la possibilité à chacun de faire passer un message ou une annonce

Soir 1 - Restitution

  • Elle est annoncée comme un événement pour inviter les habitants qui n'ont pas pu participer à la journée à découvrir les réalisations. Il s'agit de rendre concret et compréhensible ce qui s'est fait dans la journée
  • Chaque groupe, projection à l'appui, présente en cinq minute ce qu'il a réalisé

Matin 2 - Temps collectif

  • Annonce du déroulement de la journée
  • Chaque représentant de groupe présente rapidement ce qu'il va proposer comme atelier ou faire
  • Annonces libres : laisser la possibilité à chacun de faire passer un message ou une annonce

Midi 2 - Repas

  • Proposer un quizz sur ce que chacun a appris et retenu sur la commune

Soir 2 - Restitution générale

  • Elle est annoncée comme un événement pour inviter les habitants qui n'ont pas pu participer au week-end à découvrir les réalisations. Il s'agit de rendre concret et compréhensible ce qui s'est fait dans le week-end
  • Chaque groupe, projection à l'appui, présente en cinq minute ce qu'il a réalisé

Penser l'après Opération Libre

Pour que l’expérience perdure au delà de l'Opération Libre, il faut prévoir le passage de relais. L'objectifs ? Des habitants le plus autonomes possible dans leurs contributions en fin de week-end :

  • Faire un maximum d'échanges de compétences entre libristes et habitants pour qu'ils puissent continuer à contribuer : changer le nom de leur rue sur Open Street Map, améliorer des articles sur wikipedia,…
  • Faire participer un maximum de communautés libres locales qui pourront répondre aux questions des habitants ensuite
  • Mettre à disposition de manière compréhensible les informations glannées qui n'auront pas encore été valorisées

Et pourquoi pas . . .

  • S'appuyer sur les habitants qui auront vécu l'opération pour qu'ils en parlent autour d'eux,requestionnent ce qui a été produit, reprécisent certaines informations et en récupèrent de nouvelles, pour les libérer à leur tour !
  • Organiser ensuite une “résidence de geeks” : des communautés libres locales qui reviennent sur place quelques mois après pour en remettre une couche, résoudre les problématiques rencontrées, former des services de la ville, etc…

Une fois l'opération vécue, les habitants s'en feront les premiers relais car ils auront (enfin) compris de quoi il s'agit. Il suffira donc de quelques bénévoles qui reviennent de temps en temps pour que les contributions perdurent au quotidien dans la commune.

quelsingredients.txt · Dernière modification: 2015/09/27 17:37 par romainlalande